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Cercle des Marcheurs de l´Arc-en-ciel

Cercle des Marcheurs de l’Arc-en-ciel PREMIER JOUR DU NOUVEL AN ANDIN : 21 juin 2010 INTI RAYMI – FÊTE DU PÈRE SOLEIL Communiqué 1 Depuis Kitu (Quito), à la moitié du monde, au nord du Tawantinsuyu, aujourd’hui appelé Equateur, en ce solstice de juin 2010 (Fête du Soleil, Inti Raymi), et premier jour du nouvel an andin, aux débuts du dixième Pachakutik établi par nos ancêtres, nous convoquons tous les frères et sœurs des quatre directions de toute la Mère Terre, à reprendre et continuer à tisser la toile que nous ont laissé nos ancêtres. Nous invitons à reconstituer les anciens cercles de sagesse, pour ramener l’harmonie et l’équilibre entre tous les êtres de la création. De cette manière, nous continuons avec les guides et les tâches sacrés que nous ont laissés les anciennes générations, -qui sont à présent les nôtres-, de restituer l’intangible dans le tangible, l’invisible dans le visible pour les yeux, et pour les oreilles de ceux qui voudront répondre à cet appel. Nous demandons la permission et l’autorisation des ancêtres de toutes les cultures lunaires et solaires de toute l’humanité. En demandant leur bénédiction et leur accompagnement, nous entamons ce nouveau parcours en cette période de transition de l’humanité jusqu’à une conscience pure et féconde, avec tous ces êtres qui sentent en leur cœur l’appel des traditions ancestrales, se reconnaissant et s’assumant comme enfants de la Mère Terre : Allpa Mama, du Père Soleil : Yaya Inti et de la lumineuse mère Lune : Mama Killa, en conjonction avec les principes créateurs dualistes : Père et Mère cosmiques : Pacha Kamak et Pacha Mama. ----------- Nous vivons des temps sacrés particuliers. Nous sommes en train de vivre une période de transition entre deux niveaux de conscience humaine. C’est un temps d’éveil nouveau de la conscience planétaire, de retrouvailles à un autre niveau de la “science” et de la spiritualité”, depuis presque 3000 ans de séparation, avec l’émergence des religions monothéistes et unicistes inventées dans le monde sémite, et par la suite dans la Grèce philosophique, avec le matérialisme rationaliste de la société appelée “civilisée” et “moderne”. Avant cette époque disloquée et dissociée, tous les peuples de la Mère Terre étaient des Cultures enracinées à des traditions dualistes : solaires et lunaires, et progressivement se sont transformées en civilisations, éloignées de la nature et de ses cycles vitaux. Les sociétés ancestrales qui étaient régies par le marquage astronomique ont progressivement fini par se démarquer pour “la liberté”, “la démocratie” et “le développement”, qui a connu son apogée de barbarie capitaliste ces dernières années. La science ancestrale qui gardait l’harmonie et l’équilibre avec le Tout, s’est transformé en une science compétitrice et élitiste. La spiritualité ancestrale, à tort appelée “animisme” et “paganisme”, qui apparut consubstantielle à l’existence même de l’être humain, s’est opacifiée par l’apparition des religions canoniques, ecclésiastiques et hiérarchiques. Avant cela, il n’existait pas de prophètes, de livres sacrés, d’églises, d’“ordres”, et rien n’établissait un système orthodoxe de relation avec le sacré ou le divin. Chaque village vivait en intime relation avec les cycles vitaux du cosmos et de la terre mère, système qui guidait leur bon vivre. Dans le monde judéo-chrétien, ce serait principalement Moïse, en déclarant symboliquement sur le Mont Sinaï, l’idée d’un dieu unique, punisseur, omniprésent, omniscient et habitant dans un ciel idéal, séparé des êtres humains et de toute la création, qui expulserait Adam et Eve, les premiers êtres humains, d’un tel “paradis” intangible, davantage fait à sa mesure. Plus tard dans le monde grec, Platon aurait déclaré schizophréniquement la séparation entre l’homme et la nature, décrétant tacitement l’“infériorité de la nature” et la supériorité de l’être humain sur tous les êtres de la création. Ces deux dogmes, produit de la déviation d’esprits dissociés et prédateurs de la nature, se sont retrouvés et unifiés progressivement dans le, ainsi nommé, “Proche Orient” pour créer la civilisation occidentale que l’on connaît aujourd’hui, totalement opposée et contraire aux sociétés ancestrales pleines d’archétypes solaires et lunaires ; réponses de la dualité, réciprocité et complémentarité des opposés, des principes d’unité et diversité humaine et naturelle et, de la recherche de l’“équilibre dans le mouvement”. Les principes altérés, ridiculisés, déformés, ont servi à l’être de base à la constitution de pèlerines idées de “l’homme proche du monde”, c’est-à-dire à de vaines idéologies et non à de cosmovisions, les mêmes qui ont légitimé les guerres de conquête et rapines, d’abord en ce même Occident puis ailleurs dans le monde entier. Ensuite, il y eut les latins, les personnes chargées d’imposer les religions et leurs idéologies arrogantes et anthropocentristes à sang et à feu pour toute l’Europe ; puis, à leur tour, les européens, -dans notre cas les castillans, puisqu’à l’époque l’Espagne n’existait pas-, qui l’imposèrent en Amérique. Ensuite, dans d’autres régions, les hollandais, français et anglais en Afrique et en Asie, durant ces 500 sanglantes années de colonisation et néo-colonisation rapace jusqu’aux “peuples sauvages” des Tropiques. En Asie, les traditions ancestrales ont aussi été effacées avec les processus de colonisation, spécialement en Inde et en Chine, en imposant depuis le monde sémite le monothéisme, l’anthropocentrisme et la compétitivité, annihilant ainsi tous les courants spirituels primordiaux, tels qu’ils existaient antérieurement dans les cultures agricoles et par conséquent les “cultes” de toute la Mère.Terre. Après 3000 ans d’expérience de ces “civilisations” et de la “science religieuse” basée sur l’empirique, c’est-à-dire du matérialisme mécaniciste et dogmatique, l’humanité a le défi de reprendre le sentier des anciennes “cultures de la science spirituelle” et de continuer à tisser le chemin des peuples de sagesse qui ont réussi à vivre en harmonie et en équilibre avec leur environnement. Les grands-pères de sagesse de ce temps disent que nous sommes en train de vivre une période critique, où l’humanité a l’opportunité de passer ou non à un autre état de conscience ou de l’esprit. Les guides ancestraux ont toujours dit qu’en ces temps actuels il se produirait un réveil spirituel mondial pour le changement. Une conception totalement distincte des visions catastrophiques et apocalyptiques que l’on veut nous vendre à la télévision et dans les supermarchés. Toutes les “prophéties” et symbolismes cycliques des peuples primordiaux sont déjà en train de s’accomplir dans tous les coins de la planète. Toutefois dans ce réveil, tout paraît, pour le moment, chaotique et désaligné, comme tout réveil brusque, jusqu’à que tout prenne progressivement une voie normale et un rythme “naturel”. Mais il existe le risque que, pour une part, le monde matérialiste, qui maintient le pouvoir économique, politique et religieux, se prolonge pour une période supplémentaire. Et, d’autre part, que le mouvement spirituel moderne, qui est encore inculqué par l’idéalisme et le messianisme romantique, infecté et affecté par des “partis”, sectes et nouvelles religions, termine une autre fois piégé dans le “delirium mystique”. Le mouvement new age et autres types de spiritualités “light”, qui disent reprendre et suivre la spiritualité ancestrale, dans le fond, sont de nouveaux dogmes religieux avec de sombres étincelles de commerce et de marketing. Dans ce contexte, nous croyons qu’il est important d’établir une nette différence entre la science matérialiste newtonienne, cartésienne, mécanique, rationaliste, et la science ancestrale et son homologue la science quantique moderne qui est venue récemment la confirmer et la valider. Et, de même, distinguer entre religions et spiritualités primordiales. Dans les deux cas, il doit y avoir le but clair d’un éloignement étendu et progressif, pour reprendre le chemin de sagesse tracé par les peuples ancestraux, chemin totalement opposé à celui des peuples dits “développés” et “civilisés”. Dans le premier cas, nous préconisons une nouvelle science guidée et structurée par des principes naturels-ancestraux, c’est-à-dire une technologie qui respecte cet accord avec les lois de la nature. Si les peuples ancestraux ont créé une série de “technologies”, notamment agricoles, architectoniques et astronomiques, ils ont toujours essayé de “les construire” en harmonie et équilibre avec les lois de la nature et du cosmos. Dans le second cas, nous préconisons une spiritualité active et cheminante, loin de toute forme sectaire, bureaucratique et dogmatique, qui suit un personnage nommé leader spirituel ou maître ascensionné comme Jésus, Bouddha, Mahomet, Krishna, Mitra, Viracocha, Quetzalcoalt ou Zoroastro, ne constituant pas plus que les allégories et métaphores d’une originelle et commune tradition solaire. Ainsi, nous croyons que doivent continuer les lignes solaires et lunaires établies et vécues dans le monde par plus de 20.000 d’années d’expérience humaine naturelle, par les différentes nations, peuples et cultures, aux quatre coins de la Mère Terre. Nous préconisons une science et une spiritualité guidée par les lois de la complémentarité des 4 éléments qui constituent en leur conjonction harmonieuse, tout ce qui est diversité et unité dans cette vie. En ce sens, nous voyons qu’une nouvelle humanité est en train de se créer, avec des chemins de toutes les couleurs et formes d’expression de la planète. Pour cela il est important, que chaque être humain qui est né dans un lieu géographique de la Mère Terre, se reconnaisse et s’assume en tant que fils de cette terre en particulier, et sans se sentir déraciné parce que ses ancêtres étaient africains, européens, asiatiques ou amérindiens… Ou que les indigènes ou natifs d’une région ne se croient pas les uniques héritiers de leur tradition, car la tradition solaire et lunaire correspond à tous les enfants de la Mère Terre, bien qu’avec ses formes singulières locales, elle n’appartient à aucun peuple en particulier, supérieur, délégué ou “élu” par les dieux pour gouverner la planète. La langue Quechua ne pouvait qu’apparaître dans les Andes australes, le chinois en Chine, le latin en Méditerranée, el Tsafiqui-Kitchwa sur les terres équatoriales, etc. Bien que nous sommes tous êtres humains et frères, y compris les animaux et les plantes, chaque région a sa singularité qui ne peut pas se trouver ailleurs. Ainsi, chaque peuple ancestral dans la position géographique dans laquelle il a été amené à vivre, a établi une hiérarchie, une technologie, une culture particulière à elle ; mais toujours en son essence exprimée dans la relation avec les marquages cosmiques : solaires, lunaires et constellaires. Dans cette perspective, nous appelons tous ces frères et soeurs qui s’accordent avec ces principes de vie, pour créer des Cercles de Marcheurs de l’Arc-en-Ciel, et des communautés actives où que ce soit, pour qu’ils reprennent les traditions millénaires des peuples primordiaux de chaque région de la planète, pour les réaffirmer, les consolider et les protéger en ces temps de réorganisation. Peu importe si votre couleur est rouge, jaune, verte ou quelconque couleur de l’arc-en-ciel ; l’important est que vous communiez avec la particularité de la position géographique dans laquelle vous vivez, et que vous vous sentiez en communion et intégration avec la conscience cosmique. Nous ne croyons pas aux frontières ni aux nationalismes à outrance, mais nous ne tombons pas non plus dans le jeu de la globalisation et de l’uniformisation, pour obtenir d’un être humain “commun et courant”, un plan ingrat et sans tradition ancestrale. Nous croyons que pour qu’il y ait universalité, il doit y avoir singularité, autrement tout est utopie, illusion ; c’est un hybride insensé, et cela, au final, se décompose comme tout mauvais mélange et toute mauvaise combinaison, ce qui est en train de se passer avec les mouvements spirituels, politiques, culturels de ces temps. Ainsi nous croyons que le point de départ, la direction initiale ou vecteur, est de se reconnaître dans une identité naturelle-culturelle primordiale, pour plus tard s’assimiler dans d’autres identités régionales, locales et cosmiques… De cette manière, marchons simplement en faisant communauté au quotidien, pour que disparaissent tout forme de racisme, d’ethnocentrisme, d’anthropocentrisme, de déracinement, de consumérisme, de politique de développement à outrance, de libéralisme, de capitalisme, de modernisme et post-modernisme ; toutes des inventions imaginaires des modes globalisatrices et arrogantes, qui ont amené à la débâcle de l’humanité durant ces 2000 dernières années. Nous sentons que ce retour “barbare”, “primitif” de l’ancestral, du primordial et du naturel et des “naturels” permettra de construire une société et un monde où se rétablira l’harmonie et l’équilibre comme suprême forme de vie sage et pleine : Il n’y a rien à inventer ni à espérer : ni sociétés, ni mondes futurs utopiques ou idéaux ; les peuples anciens vivaient dans les lois de l’harmonie et de l’équilibre dynamique de la nature, et il faut seulement continuer à être chaque fois plus dans ces lois : nous ne voulons pas revenir en arrière, mais retourner au présent, en cheminant avec la guidance et l’expérience du passé, pour vivre intensément, ici et maintenant, avec et dans cette nouvelle humanité… Assez des grands hommes, des leaders, des martyres, des philosophes, des théoriciens, des politiciens messianiques et sauveteurs, qui de temps en temps créent des dogmes et qui, après avoir illuminé comme des éclairs, se convertissent ensuite en une “mode” qui est remplacée par une autre de plus éphémère. Les lois de la nature et de l’esprit sont immuables et infinies, elles sont là en train de tourner devant nos yeux et nos oreilles, nous encrant à la terre et nous élevant au ciel. Pourquoi continuer à donner davantage d’opportunités à la schizophrénie séparative du rationalisme, quand la vérité cosmique, totale et holistique, est dissimulée dans l’air que nous respirons et continue à apparaître dans toutes les époques et endroits habité par l’être humain ? L’unique vérité, de tous les temps et lieux, est que nous avons tous faim, sommeil, froid, peur, de la joie, de l’amour… et que seulement les lois de la nature qui s’exercent en harmonie et en synchronie avec la création, sont nos meilleurs guides. Toutes les autres théories sont inventées par l’ego humain, selon les anxiétés, délires et névroses de chaque inventeur. Théories qui, plus elles sont éloignées des lois et catégories de la nature et du cosmos, plus elles s’en retrouvent éloignées de la réalité ; elles sont alors plus proches de la misère humaine, de la souffrance, de la douleur de la planète et de ses marcheurs que nous sommes. Et vice et versa : qui se rapproche le plus de la nature, se rend compte que le sacré et le naturel sont déjà en lui et non à l’extérieur de lui, il est chaque fois plus près du profond, du beau, du sublime, du véritablement spirituel. Ainsi l’ont dit tous les peuples et êtres sages de tous les lieux et de toutes les époques de l’humanité. Il n’y a rien de nouveau sous le père soleil, seulement les autoproclamés illuminés ou civilisateurs, avançant en défendant chaque fois de “nouvelles vérités”, qui sont seulement de nouvelles tromperies de dernière illusion. La vérité cosmique est la vérité de la vie, les peuples solaires et lunaires la vivaient déjà il y a des siècles, et elle existe dans les gènes et dans la mémoire spirituelle de chacun d’entre nous, et nous n’avons qu’à la réveiller et l’activer pour la vivre dans nos chemins respectifs. Se rappeler ce que nous savons déjà sera la clé, parce que nous portons en nous l’intelligence de la nature, du cosmos, de l’amour, du grand esprit, qui sont différentes expressions d’une même chose, en différents états et présentations. Tout est comme il est, et non comme certains “êtres humains” le voudraient, qui tire de la vie son bénéfice. La vie est ainsi faite et il y a juste à la vivre dans les lois et les mystères de son existence infinie. Unité dans la Diversité et la Similitude, comme celle que nous enseigne, dans le ciel, le coloré et joueur Kuichi : le père Arc-en-ciel ; celui-là est notre unité et multiplicité : double et réciproque, complexe et simple, nocturne et lumineuse vérité. MARCHEURS DE L’ARC-EN-CIEL
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